L'Aquitaine viking

  • Des Vikings sous-estimés ?
  • Une guerre Viking ?
  • La Gascogne, objectif politique.
  • La Méditerranée, objectif commercial.
  • La Gascogne, colonie viking ?
  • Le legs viking.
  • La toponymie scandinave.
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"LES VIKINGS AU COEUR DE NOS REGIONS" 

Editions YAGO, 2009, épuisé.

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Dans un précédent ouvrage, j'évoquais l'idée d'une colonisation de la Gascogne par les Vikings entre 840 et 982. Un épisode peu connu que l'historienne gasconne Renée Mussot-Goulard qualifiait de « plus longue occupation normande connue dans le royaume1».

Cette présence scandinave avait le mérite d'expliquer non seulement le trou noir dans lequel sombre la Gascogne à cette époque et la disparition totale de l'église, mais aussi pourquoi Gascons et Basques chassaient la baleine, construisaient leurs navires à clin, connaissaient un Droit d'aînesse absolu typiquement germanique, le Droit de Varech, et des assemblées d'hommes libres rendant la justice, votant impôts et lois, autant d'institutions portant une marque scandinave.

Pourtant, cette lecture, qui vient il est vrai remettre en question les travaux de nombreux chercheurs tant sur l'histoire de la Gascogne que celle des invasions, a été violemment attaquée et rejetée. 

L'objet de ce nouvel ouvrage est de tenter de rapporter la preuve de l'existence d'une colonie scandinave en Gascogne. En fait, il s'agit de démontrer que l'installation des hommes du Nord n'est en rien un accident, mais résulte d'une ambition politique. Or, cette ambition politique semble transparaître clairement dans les textes. 

La présence d'une colonie danoise en Gascogne permet de donner un éclairage nouveau sur un phénomène jusqu'à présent insensé : les invasions vikings en Occident. La Gascogne est en fait le chaînon manquant entre les événements secouant les rivages atlantiques et les poussées vikings en Méditerranée. Il existe une unité européenne des invasions. Björn qui mène deux expédition en Méditerranée est le propre frère d'Ivar qui règnera sur Dublin et York.

Les Vikings semblent avoir cherché à créer une route rejoignant la Méditerranée; ils chosirent de faire passer celle-ci par la Gascogne, plutôt que par Gibraltar.

Mais démontrer l'ambition politique n'est pas suffisant. Il importe également d'évaluer l'ampleur et la nature de la domination scandinave en Gascogne. S'agissait-il d'enclaves commerciales côtières ou de quelque chose de bien plus important ?

Pour évaluer l'emprise scandinave, il existe une source simple, bien connue des Scandinavistes, la toponymie. Logiquement, si les Vikings se sont installés dans le Sud de la France, on devrait y trouver une toponymie d'origine scandinave, cousine de celle de Normandie. Or, tout le Pays d'Oc est couvert par une toponymie germanique aux origines obscures. Dans cet ouvrage, nous constatons que ces toponymes semblent se trouver plus nombreux le long des côtes, comme si les envahisseurs étaient venus de l'océan. 

Ces noms de lieux évoquent bien sûr des structures militaires (Gatborg, château du passage, traelleborg, château des esclaves, gard, forteresse, bjüdhus, maison de commandement), mais aussi civiles (mjälhus, moulins, kaupang, marchés, fiskgard, nasses à poissons) et politiques (marsmand, gardien de la marche, lag, loi, alting, assemblée.)

Cette toponymie semble révéler non seulement que l'ensemble de la rive gauche tomba sous le contrôle effectif des Danois, mais que ceux-ci étendirent leur toile militaire et commerciale jusqu'à la vallée du Rhône,c'est-à-dire sur l'ensemble de l'Aquitaine carolingienne, le royaume de Pépin II qui fut leur allié de 848 à sa capture en 864. 

1Cf Renée Mussot Goulard, « Histoire de la Gascogne » Que sais-je?, n°462, p63

 « LE SECRET DES VIKINGS » 

Les Equateurs, 2005, épuisé.


http://www.equateurs.fr/collections.htm

  Joël Supéry travaillait sur une « Histoire de la navigation aux 14, 15 et 16e siècles » lorsqu’il emménagea à Capbreton en mars 2003. Né en Armagnac, il a grandi tout près de Capbreton à Saint-Paul-lès-Dax. Puis ses parents sont venus dans la région bordelaise où il a fait son Droit. Bref, c’est un Gascon.  Il est également un peu scandinave puisque sa mère est diplômée de la faculté des langues scandinaves de Lund, en Suède où elle a passé son enfance. Cette appartenance à ces deux cultures l’a probablement aidé à voir ce que personne n’avait jamais vu : leurs points communs.

« En abordant un sujet vieux de 12 siècles --les invasions vikings--, je n’imaginais pas à quel point il susciterait autant de réactions virulentes. Ma lecture clairement révolutionnaire de cette période,  a fortement déplu à de nombreux chercheurs. En avançant cette autre lecture des invasions, j’ai piétiné des plates-bandes tirées au cordeau et remis en cause des enseignements distillés depuis des décennies. 

Il y a deux possibilités. Ou bien j’ai raison, ou bien j’ai tort. Si j’ai tort, mes adversaires qui sont nombreux ne devraient pas avoir de mal à le démontrer. Si j’ai raison, la tâche de démontrer que j’ai tort devient beaucoup plus ardue. Or, force est de constater que malgré quelques promesses de révélation de ma fraude, depuis trois ans qu’est sorti mon premier ouvrage, personne n’est parvenu à remettre en cause mon analyse. 




 


Depuis trois ans, je travaille à un nouvel ouvrage ; plus j’approfondis la question, plus je trouve d’éléments la corroborant. Or, logiquement, si je faisais fausse route, ce ne devrait pas être le cas.

Enfin, à ceux qui m’accusent de n’utiliser que les informations qui m’arrangent et d’ignorer celles qui me dérangent, je fais remarquer que si tel était le cas, il devrait être aisé à mes détracteurs de pointer les insuffisances de ma démonstration. Mon intérêt n’est pas d’ignorer les éléments qui viennent contredire ma lecture, mais au contraire de les analyser pour en comprendre le sens. Mes recherches, je les mène à charge et à décharge.

Les théories farfelues existent. Certaines ont la vie dure, souvent parce qu’elles concernent des points de détail difficilement démontrables. Ma théorie concerne 150 années de présence scandinave en Gascogne. Ce n’est pas un point de  détail. Ce qui est intéressant, c’est que cette « théorie » vient mettre en difficulté des spécialistes de domaines aussi différents  que l’histoire des invasions, l’histoire de la Gascogne, l’architecture navale ou encore la linguistique et la toponymie. Cela fait beaucoup de monde.

Certains me disent que je ne peux pas avoir raison contre tous. C’est parfaitement exact. Ceci dit, chaque jour qui passe, je suis un peu moins seul à penser qu’une Gascogne scandinave a existé. »






Contact : joelsupery@yahoo.fr


 




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